Par Robert Darrieumerlou




* 12 août 2021, depuis l'aire de stationnement amont du Corral de las Mulas (1645 m.) en bordure de la route A 136 à Formigal, en descendant jusqu'au Corral de las Mulas (1625 m.) pour y suivre la route qui descend à droite Nord-Ouest, enjambe le Río Gállego pour remonter direction générale Sud-Ouest jusqu'à la station de Anayet (1720 m.), puis suivre direction générale Sud la piste du Barranco de la Mina jusqu'à 1930 mètres, la quitter pour remonter plein Sud en rive gauche du vallon Nord du pico Royo, et à partir du ibón de Lapazuso (2175 m.) remonter Sud-Ouest vers la brèche cotée 2371 située sur la crête entre les cotes 2394 et 2377, vers 2330 mètres progresser à gauche direction Est-Sud-Est en bordure d'un large balcon herbeux qui mène sur la crête Nord du pico Royo, la remonter à droite direction Sud en gravissant deux cheminées herbeuses successives qui mènent au sommet du pico Royo (2431 m. ou 2429 m. selon les cartes), retour avec quelques variantes pour passer par les rives du ibón de Lapazuso et en faisant un tout droit pour traverser plusieurs fois la piste du Barranco de la Mina.
Parti à 7 h30 de la nouvelle aire de stationnement située en amont du Corral de las Mulas, je passais à 8 h 05 sur le parking de la station de Anayet au moment où un escadron de militaires espagnols descendait d'un bus pour aller s'entraîner dans le secteur du pico de Anayet. A partir de 1900 mètres, les travaux des "dévoreuses de montagnes" dans le Barranco de la Mina et sur la rive droite du vallon Nord du pico Royo ressemblaient à un champ de bataille avec en prime les bruits de bombardement. Une extension du domaine skiable du secteur Anayet à Formigal
. Pour éviter de recevoir des pierres déplacées par les bulldozers travaillant en rive droite du vallon Nord du pico Royo, je remontais bien au-dessus de la rive gauche en prenant garde également aux cailloux projetés par un troupeau de brebis situé au-dessus de moi. Finies les belles évolutions hivernales dans cet ancien beau vallon, souvenirs souvenirs... Les cheminées herbeuses qui défendent le sommet du pico Royo sont raides. Après avoir remonté la première, il y a une étroite vire cairnée, horizontale en balcon qui mène à gauche au départ de la seconde cheminée de la voie normale. J'ai préféré sortir le piolet et remonter la très raide cheminée herbeuse, bordée par endroits de rochers sur lesquels on peut trouver quelques appuis, qui est dans l'alignement de la première. De 10 h15 à 11 heures j'étais au sommet du pico Royo qui offre un superbe panorama. Pour la descente j'ai utilisé mes crampons quatre doubles pointes pour franchir la très raide cheminée herbeuse. Après une pause restauration de 11 h40 à 12 h30 en bordure du ibón de Lapazuso, au passage sur la rive opposée à celle qui était travaillée par les bulldozers, un des chauffeurs m'a fait comprendre que le secteur était interdit. Je lui ai signalé n'avoir rien vu qui pouvait interdire l'accès du secteur et je lui ai demandé s'il avait signalé le danger aux brebis qui étaient à ma hauteur
. A 13 h40 je passais au parking de la station de Anayet où je découvrais le panneau "Prohibido el paso a toda persona ajena a la obra" (Passage interdit à toute personne étrangère aux travaux) qui ne se voyait pas dans le sens de la montée. A 14 h10 je retrouvais ma voiture après un dénivelé positif d'environ 880 mètres pour autant de négatif et une superbe journée chaude et ensoleillée.
Cartes 1:25000 Editorial Alpina Geo/Estel E-25 Valle de Canfranc Valle de Aísa Candanchú-Astún, 1:25000 Editorial Alpina Granollers Panticosa Formigal (édition 1992), 1:40000 Editorial Alpina Valle de Tena Sierra de Tendeñera Peña Telera et IGN es Signa.
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